Le jeudi 1er juillet 2010, dans l'émission matinale de la RTBF 1, la radio belge, le ministre belge des affaires européennes, Olivier Chastel s'inscrivait dans une attitude plus discrète que ses prédécesseurs. "Nos concitoyens ont l'impression qu'au niveau de l'Europe, il y a beaucoup de parlotte. Le slogan de notre présidence est d'ailleurs : remettre l'Europe en action... après toute une année de tumulte institutionnel".
Cette présidence de l'Union européenne s'avère en effet importante puisqu'elle marquera la mise en place des institutions créées par le traité de Lisbonne. Elle s'attaquera aussi à la mise en place d'un corps diplomatique fort de plusieurs milliers de personnes qui pourrait voir le jour en décembre 2010 et à la régulation financière pour assoir un véritable gouvernement économique européen.
"Il va falloir que certains Etats de l'Union laissent tomber une partie de leurs prérogatives... Il faut éviter de tomber dans le travers de cet inter gouvernementalisme de quelques grands pays européens qui au nom de leur intérêt personnel dirigerait dans un sens puis dans l'autre" soulignait encore Olivier Chastel au micro de la RTBF.
La Belgique a annoncé une "présidence modeste." D'autant plus qu'un autre belge, Herman Van Rompuy, nouveau président du Conseil européen depuis le 4 janvier 2010, s'apprête à marquer son territoire en prenant plus d'importance que sous la présidence espagnole. Il sera secondé dans ce leadership par Catherine Ashton, la "ministre" des affaires étrangères de l'Europe.